Le Lévrier Afghan

Dès que j'ai commencé à faire des expositions lorsque j'étais adolescent avec mes parents et leurs amis, j'ai été fasciné par le lévrier afghan. Je ne sais pas si c'est la douceur de son regard, l'élégance de sa démarche auréolé de ce poil si particulier ou la variété de ses couleurs qui m'attire mais en tout cas, c'est une race qui me tient à coeur et que j'aime aller approcher. Qui sait, peut-être un jour me laisserais-je tenter si la vie me le permet. J'avais toujours admiré les afghans du Menuel Galopin de Martial Robin. Il est donc tout naturel que ce soit à lui que je demande de venir nous en parler. Je ne le connaissais pas et je remercie chaleureusement Annie Gouraud-Lemaître de nous avoir mis en contact car sans elle, rien n'aurait été possible. L'article est très très complet et j'espère qu'il vous passionnera autant que moi.

 

Le Lévrier Afghan

 

CH. Lady L. du Menuel Galopin

 

 

origines de la race :


De nombreuses légendes circulent sur l’afghan. Il aurait été notamment le représentant des Canidae sur l’arche de Noé. Les indiens Kato d’Amérique racontent que Negaicho le Dieu suprême avait un chien. C’était bien sûr... un lévrier afghan. Plus sérieusement, des traces de lévriers ressemblant étrangement à l’afghan apparaissent sur des tombes égyptiennes de 3000 ans et sur des papyrus retrouvés au Sinaï datant de 4000 ans et faisant état de “chiens à face de singe”. D’autres manuscrits chinois plus récents font état d’afghans auprès de Gengis Khan et autres nomades des steppes d’Asie. Le manque d’informations objectives et les siècles qui ont embelli certaines histoires doivent nous inciter à beaucoup de prudence. La réponse la plus sage à nos questions vient d’une expression orientale sur la race : “Personne ne sait d’où ils viennent, mais ils sont là et ils resteront”.

Il existe plusieurs théories plausibles  sur les origines du lévrier afghan. Les steppes de l’Asie Centrale (Mongolie, Mer noire, Afghanistan, Russie, Irak et Iran) ont été les berceaux de la domestication et l’élevage de troupeaux. A cause de la sévérité des climats hivernaux, les animaux tels que les chèvres, les moutons, les chevaux et les chiens ont développé une fourrure particulièrement longue et épaisse. D’où le lévrier d’Asie à poil longs. D’autres soutiennent la thèse selon laquelle le saluki existait depuis bien longtemps (10 siècles avant J.C.). certains auraient pu être croisés avec les mastiff tibétains, chiens robustes à longue fourrure et à la queue annelée ou bien avec des chiens de bergers russes à poil laineux, qui avaient du reste des caractères très sociables. Ces chiens de bergers seraient également à l’origine du barzoï. Certaines recherches plus récentes tendent à penser que le terrier du Tibet (une des races les plus anciennes en orient) et le dogue du Tibet pourraient être en partie à l’origine du lévrier afghan ou Tazi.

Les premiers afghans en France

La France fut plus lente à découvrir l’afghan. Ce ne fut qu’en 1936 que Marguerite Bourcey importa ses deux premiers sujets d’Angleterre : la femelle Nalini of Enrialic (numéro LOF 2) et le mâle blond Azura Thalib fils du champion anglais Chota Sahib. Nalini remporta rapidement de nombreux CAC . Thalib entama une carrière pleine de succès et termina son championnat international à Berlin en 1939 au tout début de la seconde guerre mondiale.

Durant cette courte période précédant la guerre, l’afghan est devenu très populaire. Plusieurs élevage se sont créés : Madame Bourcey (Original Kennel), Madame Demarne (Elevage des Ailes) et Madame Tabak (Elevage de Thalab). Comme partout en Europe, la seconde guerre mondiale paralysa l’évolution de la race qui reprit après le conflit. Madame Fourniols (De La Goutte d’Or) et Madame Galibert (Du Loiret) vinrent alors rejoindre le cercle des éleveuses d’afghans. En France comme partout dans le monde, les femmes ont été les inspiratrices de la race...


Standard anglais du 10 mai 1968 (en vigueur)

 

 

 

CH. Vandale du Menuel Galopin

 

 



Caractéristique de la race
     L’afghan est un chien ayant une apparence de force et de dignité. Allure altière, expression très intelligente, type oriental ce qui est la caractéristique de la race.

Apparence générale
     Démarche souple et élastique très typique ; l’afghan donne une impression de puissance, de noblesse, combinée avec rapidité et force. La tête doit être portée haute et fièrement.

Tête et crâne
     Crâne long mais pas trop étroit, occiput proéminent, museau long, mâchoires puissantes, léger stop. Crâne bien proportionné surmonté d’un abondant toupet de poils longs. La truffe de préférence noire ; chez les sujets à robe claire la truffe foie est admise.

Yeux
     De préférence foncés mais une couleur dorée n’est pas punissable ; de forme presque triangulaire, légèrement obliques, remontant du coin intérieur vers le coin extérieur.

Oreilles
     Attachées bas, portées bien à plat contre la tête, couvertes de poils longs et soyeux.

Bouche
     Bien ajustée.

Cou
     Long, fort, tête fièrement portée.

Avant-main
     Epaules longues, obliques, placées bien en arrière, musclées, puissantes sans cependant être chargées ; les jambes de devant de bonne ossatures, droites avec l’épaule ; les coudes bien au corps.

Corps
     Dos bien plat, de longueur moyenne, bien musclé, s’inclinant légèrement vers la hanche. Les os des hanches proéminents et assez écartés. Les côtes bien sorties, poitrine profonde, rein droit, fort, plutôt court.

Arrière-main
     Puissante, jarrets bien coudés ; grande longueur entre la hanche et le jarret ; distance plutôt courte du jarret au pied. Les ergots peuvent être coupés, ou non, suivant l’opinion de l’éleveur.

Pieds
     Devant forts et larges, couverts de poils longs et épais, les doigts bien arqués ; paturons longs et élastiques, spécialement en avant ; soles bien appuyées sur le terrain ; pieds arrière longs mais un peu moins larges que les pieds de devant également bien couverts de poils longs et épais.

Queue
     Pas trop courte, se terminant en forme d’anneau, très peu garnie de poils, portée haut en action.

Pelage
     Poils très longs, soyeux, de fine texture, recouvrant les côtes, l’avant-main, l’arrière-main, tout le corps sauf sur le dos à partir de l’épaule jusqu’à la naissance de la queue le poil est court et très serré. Sur la tête à partir du front vers l’arrière, de longs poils soyeux forment un toupet ; sur la face, poil court et serré. Les oreilles et les jambes sont couvertes de poils longs et abondants. Les paturons peuvent être dégarnis.

Couleur
     Toutes les couleurs sont admises.

Taille
     Idéale pour les mâles : de 27 à 29 inches (68.58 à 73.66 cm) ; pour les femelles 2 à 3 inches en moins (5.08 à 7.62 cm)

Défauts
     Apparence lourde, crâne trop large, museau court, menton faible, yeux grands et ronds, le cou court et épais. Dos soit trop long, soit trop court.

 



 

LE CARACTERE DU LEVRIER AFGHAN

 

Anthaeus du Menuel Galopin

 


l’intelligence

Nous avons tous entendu parler de la stupidité légendaire des lévriers afghans. “Soit belle et tais toi”, ce n’est pas pour les chiens... mais c’est quand même pour les afghans! Tout propriétaire d’ afghans sait combien ces idées reçues sont loin de la réalité. Le standard parle de distance (vis à vis des étrangers en particulier). Le néophyte, assimilera cette attitude à de l’indifférence voire à un manque d’intelligence. Les lévriers sont probablement une variété de canidés distincte des autres chiens. Leur comportement et leur intelligence le sont aussi. Son comportement est parfois presque félin. Le chat ne va pas systématiquement obéir lorsque vous l’appelez, l’afghan non plus... On ne considère pas que le chat manque d’intelligence pour autant. Le lévrier afghan n’a pas le gène du “soit-mon-Dieu-et-laisse-moi-te-servir”. En 1994 Stanley Corren écrivit un ouvrage sur l’intelligence des chiens en classant l’afghan 69ème sur 69 races testées. Notre race préférée fit la Une de plusieurs très sérieux magazine qui l’abaissèrent au rang de “belle blonde au pois chiche”. Un vent de révolte souffla dans le monde des afghans américains contre la qualité des tests effectués. Un exemple : mettre une serviette sur le dos du chien et calculer le temps qu’il mettait à l’enlever. Le caniche le fit en trois secondes tandis que l’afghan se coucha avec la serviette sur le dos en regardant son inquisiteur d’un air de dire “quand t’as fini tes c... tu me réveilles !”. Des contre-tests effectués en direct sur certains plateaux de télévision prouvèrent au contraire, la grande intelligence de l’afghan. L’intelligence est une caractéristique humaine et son évaluation chez le chien reste tout a fait subjective.  Il faut toutefois noter que certains afghans se sont fait remarquer par leur capacité au travail : la femelle Aggie s’est vu remettre la médaille du mérite pour ses services durant la seconde guerre mondiale où elle sauva la vie de plusieurs militaires américains. Dans un registre un peu plus léger, l’artiste de cirque Susan Sherryll s’est illustré durant de nombreuses années avec son numéro d’afghans dressés...

Caractère

l’afghan est un chien d’une sensibilité exceptionnelle. Point n’est besoin d’élever la voix : il déteste ça. Vous obtiendrez de lui tout ce que vous voulez de lui par la douceur. Les mots sont parfois superflus tant il arrive à lire en vous. Il saura à la minute ou vous franchissez la porte si vous avez passé une mauvaise journée et fera tout pour vous tirer un sourire des lèvres. L’humour et la pitrerie font partie de ses atouts.

Les premiers imports et leurs descendants durant 20 ans eurent des caractères difficiles. Mais il y a bien longtemps que les afghans ne vienne plus d’Afghanistan. La sélection rigoureuse des éleveurs (particulièrement des américains) a permis l’amélioration des tempéraments jusqu’à ce que la race devienne à la mode dans les années 70 . Les naissances se multiplièrent, notamment chez les éleveurs qui ne pensaient qu’à l’argent sans sélectionner les géniteurs. Les caractères en ont souffert. Puis la race est revenue à des niveaux raisonnables et l’élevage conduit par des éleveurs sérieux et passionnés a effacé les dérives comportementales. On peut dire aujourd’hui que l’afghan a un caractère particulièrement stable, et que la plupart des mauvais caractères sont en fait la conséquence de mauvais maîtres.

L’afghan est très proche de son maître. Il s’intègre au sein de la famille tout en s’attachant plus particulièrement à un des membres envers qui il sera plus soumis et obéissant. Sa nature orientale le rend plus réservé vis à vis des étrangers. Il aime les enfants et cohabite avec eux sans difficulté surtout lorsqu’il y est habitué dès son jeune âge.

 

 

Le Menuel Galopin

 

Castafiore du Menuel Galopin




Ce sont 25 portées en 23 ans qui ont produit 75 champions totalisant plus de 300 titres de champion dans 50 pays différents.
Ce sont 10 champions d’Europe, dont 5 vainqueurs de groupe X aux championnats d’Europe.
Ce sont 7 champions du monde et vice champions du monde.
Ce sont des vainqueurs de BIS en internationales dans 16 pays différents (F, E, P, L, B, CH, D, DK, S, LT, EST, LT, RUS, SF, SERB, PL).

Au delà des exploits sur les rings, mes « Galopins » ont marqué une large page de la race en Europe :
- Mario Boss du Menuel Galopin est le père de 24 champions (en 9 portées)
- Olaf du M.G. est le père de 23 champions (en 7 portées)
- H’le Viking du M.G. est le père de 17 champions (en 5 portées)
- Parce Que du M.G. est le père de 26 champions (en 9 portées)
- Janet du M.G. est la mère de 12 champions à l’élevage Agha Djari (Allemagne), etc…

La plupart des Top élevages européens ont utilisé mes « Galopins » dans leur programme d’élevage : Jegdalek, Ab Del Shiraz et Del Ghyryo en Belgique, Popovs en Hollande,  Xciting et Mandinah en Suède, Neliapilan, Ingenue, Nabila et Sheralji en Finlande, Poppyfield en Norvège, Exxos et Lakshmi’s au Danemark, Nightwind et Agha Djari en Allemagne,  Gandamak et Van de Robega en Slovaquie, Astirkalis en Suisse, Varius Avis en Pologne, Goldragon en Espagne… et bien d’autres…

Le Menuel Galopin
Martial Robin


www.menuelgalopin.com




Quelques Champions


- Ch. Chanel de la Chapelle St Blaise
- Ch. Glorieuse Intrigue du M.G.
- Ch. H'le Viking du M.G.
- Ch. Jules du M.G.
- Ch. Julia du M.G.
- Ch. Mario Boss du M.G.
- Ch. Marie France du M.G. (ma chienne préférée !!!)
- Ch. Olaf du M.G.
- Ch. Parce Que du M.G.
- Ch. Trouble du M.G.
- Ch. Thor du M.G.
- Ch. Variance du M.G.
- Ch. Capucine du M.G.

 

Album Photo

 

CH. Capucine du Manuel Galopin

à l'exposition de Birmingham (GB)

 

 

Jean Sans Peur et Marie-France du Menuel Galopin

 

   

CH. Mario Boss, CH. Nefertiti et CH. Régence du Menuel Galopin

 

CH. Nicolas 1er du Menuel Galopin

 

 

CH. Odette et CH. Paloma Picasso du Menuel Galopin

 

 

CH. Tara et CH. Trouble du Menuel Galopin

 

CH. Turenne du Menuel Galopin

 

 

CH. Ulrick et CH. Unabella du Menuel Galopin

 

Championnat de France

Lyon 2008

 

 

La relève

Femme Fatale et Florentine du Menuel Galopin

 

 

Pour le plaisir des yeux

Primadonna et Ugo du Menuel Galopin

 

Viviane du Menuel Galopin

 

Turenne à l'exposition de Crufts en 2008

 

 

 

 

Interview accordée à Chien 2000

 

- Pensiez-vous - ou rêviez-vous - un jour en arriver là où vous êtes ?
Il y a bientôt 25 ans que mon premier afghan est arrivé dans ma vie. A l’époque, je démarrais dans la vie adulte et professionnelle. J’étais donc chargé de rêves dans tous les domaines. Concernant mon parcours dans le monde du chien, l’Histoire s’est créée au fil des rencontres avec des gens et des chiens remarquables, Les rêves sont des moteurs formidables. Pourtant, lorsque j’ai eu mon premier afghan, je ne rêvais ni d’élever ni d’exposer. Le gout des expos est arrivé progressivement, et j’ai fait ma première portée 7 ans après.

- Qu'est-ce que tout cela vous a apporté ou vous apporte ; n'est-on
pas lassé par moment ; - y a t-il eu des périodes de doute ?

Le bilan de toutes ces années « de chien » est obligatoirement positif. Sinon, ca ferait longtemps que je m’y serais éloigné! Le microcosme du monde canin ressemble à une petite société fermée, avec tous les avantages et les inconvénients que cela entraine. On peut s’y sentir en sécurité, grâce à cette passion partagée du chien, et parfois s’y sentir étouffer. Il est donc nécessaire d’avoir des bulles d’oxygène à l’extérieur du monde du chien.
Les périodes de doute sont régulières et souhaitables. Elles permettent de faire un petit bilan, de remettre les choses à plat et de se remettre en question. Seuls les mauvais ne doutent pas !


- Compte tenu du nombre de récompenses conséquentes que vous avez
obtenues, si vous ne deviez en retenir qu'une seule, quelle serait la
plus forte émotion gravée dans vos souvenirs ?

Difficile d’en sortir une seule de la longue liste ! Les premières sont souvent les plus marquantes.
Je n’oublierais jamais le BOB de Ch. Glorieuse Intrigue du Menuel Galopin à la mondiale de Bern, à tous justes 2 ans, devant 300 afghans… Ou bien le BOB à Crufts de son petit fils, Ch. Parce Que du Menuel Galopin, en 2002, devant 350 concurrents.
Et puis, il y a les victoires fortement chargées d’émotions comme le championnat d’Europe de Paris 2002 : Marina Balkina, propriétaire russe des champions Mario Boss du M.G. et Odette du M.G., en phase terminale de cancer, m’avait renvoyé ses deux chiens en France et fait promettre de les garder jusqu'à leur mort. Deux mois après leur retour, ils remportent les deux titres de champions d’Europe. Marina mourra quelques jours après…

- Comment avez-vous vu évoluer la race au fil des ans ?
Quantitativement, les effectifs se sont considérablement réduits. J’ai connu des expos internationales avec 100 afghans engagés. De nos jours, les CACIBs à 10 afghans ne sont pas exceptionnels. Certaines races, qui baissent en quantité, arrivent à maintenir la qualité par le travail de sélection intelligent des noyaux passionnés.
Ce n’est pas le cas chez le lévrier afghan. Beaucoup de facteurs, facilement identifiables sont responsables de cette dégringolade de la qualité durant ces 10 dernières années.
L’ouverture des frontières et le développement des nouvelles techniques de reproduction ont offert d’importantes perspectives d’élevage. Il n’est plus difficile d’utiliser de la semence congelée d’un étalon australien, mort depuis 20 ans… même si on ne connaît rien du chien et de sa lignée… en dehors de quelques photos glamour. En termes de génétique, les tares et les fautes sont souvent plus faciles à transmettre que les qualités (surtout lorsqu’elles ne sont pas identifiées ou connues). Le résultat est souvent catastrophique et tire les races vers le bas.

- du fait du toilettage, est-ce à votre avis plus difficile de présenter un Afghan qu'un autre chien ?
Contrairement aux idées reçues, le toilettage de l’afghan est beaucoup moins contraignant que beaucoup d’autres races « à fourrure ». Le standard de l’afghan préconise un toilettage sans artifices et sans manipulations spécialisées au ciseau (contrairement au cocker américain ou au kerry blue terrier, par exemple). D’autre part, la fourrure, même longue, ne nécessite pas de papillotages ou de protection particulières (comme chez le shih tzu ou le caniche par exemple).
L’entretien de l’afghan consiste essentiellement à maintenir la fourrure propre et démêlée. N’importe quel exposant, même amateur, peut maintenir un afghan en condition de fourrure optimale en y consacrant deux à trois heures de travail par semaine. A condition d’être constant et rigoureux !

- Y a t-il une marque de fabrique des lévriers Afghans du Menuel
Galopin ? Qu'est-ce qui selon vous fait le succès de votre travail de sélection ?

Mes « Galopins » ont un type que je revendique. Sinon, à quoi auraient servi ces 20 années de sélection ?
En tant qu’éleveur, je ne suis pas un « fou » des pedigrees. Je sélectionne d’abord au phénotype. Lorsque je fais un mariage, je vais d’abord choisir le mâle pour ma femelle en fonction de ses qualités et de ses défauts avant de me pencher sur ses papiers. Pourtant, dans la pratique, je reviens toujours dans les mêmes lignées scandinaves.
Les Galopins sont des afghans classiques, standards et fonctionnels… sans exagération, ni effets de mode.
Beaucoup de juges reconnaissent mes chiens sur les rings, grâce à ce type facilement identifiable.
De même, de très nombreux éleveurs européens ont utilisé mes chiens dans leurs lignées durant ces dix dernières années, à cause de ce type « classique ».


- Qu'est-ce qui fait pour vous un beau et bon lévrier afghan ?
En tant qu’éleveur, ma priorité absolue est de produire des chiens en bonne santé : On ne pourra jamais construire une belle maison sans fondations solides… Même si l’afghan est relativement épargné par beaucoup de tares génétiques, mes chiens sont tous testés (hanches, yeux et thyroïde). En seconde priorité, je mettrais le caractère : même le chien destiné à être exposé, reste à 95 % du temps, un chien de compagnie. Il est donc important qu’il soit de bonne compagnie. En troisième priorité, je place la beauté…

- Existe t-il un autre champion ou un autre chien dans le monde que vous auriez aimé produire ?
Il y en a de nombreux… La liste est trop longue pour un inventaire !

- Quelles relations entretenez-vous avec le pays berceau de la race ?
Est-ce que les échanges sont fructueux ?
La race, née en Afghanistan, est pratiquement éteinte dans son berceau. Il reste des afghans de type primitif, dans certaines tribus. Ces chiens sont souvent mélangés avec d’autres races et tellement éloignés de notre vision actuelle de la race, qu’ils seraient inutiles pour l’élevage contemporain.

- Y a t-il encore de nos jours des choses à améliorer chez la race ?
Je n’ai jamais aimé ce terme d’ « amélioration », et je déplore que la SCC utilise ce mot en permanence. Les standards des races décrivent toujours des chiens sains, fonctionnels et morphologiquement équilibrés. Les éleveurs ne doivent travailler que dans le sens de la préservation des races, en sélectionnant des types parfaitement cadrés par ces standards. Améliorer, c’est souvent risquer d’aller vers un type exagéré, puis extrême, puis dégénéré. Certaines races en paient le prix fort. Je souhaite que l’afghan ne souffre jamais de ce genre de dérapage.

- Quels sont vos projets ? Enfin, qu'aimeriez-vous préciser sur la race, votre passion ?

J’aimerais maintenir mon implication dans la race, à mon niveau. Je produis peu (moins d’une portée par an, en moyenne) et je veux rester un cynophile de terrain. Je reste éloigné de tous comités et fonctions officielles afin de garder une forme de liberté et d’éviter tous compromis (parfois proche des compromissions). Ceci dit, même si la cynophilie est un milieu rude, elle est peuplée, en grande majorité, de gens formidables.

 

Je dévore actuellement le livre de Martial, si l'afghan vous intéresse autant que moi le voici :

 






01/02/2012
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